Mon lab de création

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Vision évolutionnaire

Serions-nous en co-évolution avec les IA et l’univers ?

Pour la première fois, depuis que notre espèce a quitté les rives de l’Afrique il y a plus de 100 000 ans, nous pouvons regarder le ciel nocturne étoilé avec complicité et empathie, en réalisant que nous pourrions bien être partie prenante de son aventure.

Car il n’y a plus seulement des étoiles, mais également des satellites par constellations entières, une station internationale habitée, des télescopes comme Hubble et James Webb, des robots se déplaçant sur Mars...

Quelque chose change dans notre regard. Il ne s’agit plus de croire les récits conjuratoires des sorciers et des mages. Il ne s’agit plus d’être captifs des visions partisanes de prophètes dont les stances nous promettent un paradis barbelé d’anathèmes.

Le monde bascule vers les hypermondes, que j’appelle aussi les Outre-terres.

Les neurosciences, la physique quantique, la biologie, la nouvelle cosmologie, mais aussi le recul extraordinaire qu’apportent la paléontologie et l’anthropologie sociale nous ouvrent un nouveau monde moins déterministe, plus « interactif ». Où il n’est plus absurde de s’interroger sur les sens possibles de notre singularité humaine dans cet étrange univers.

D’autant plus que, par un extraordinaire processus d’exo-organicité qui a traversé toute notre évolution (la jambe et la roue, le bras et le marteau, l’estomac et le moteur, le souffle et le soufflet de la forge…), nous sommes en train d’externaliser et d’amplifier nos capacités neuronales grâce à l’intelligence artificielle. Mais cette fois, l’outil nous répond, et la question devient : co-évoluons-nous avec lui ?

Cette question traverse tous mes travaux et tend l’arc des perplexités, cet arc que seuls Ulysse et Rama ont su tendre. Et si le futur, à travers chacun de nous, n’avait pas dit son dernier mot ?

C’est ce que je propose d’explorer. L’heure des apocalypses est peut-être bien celle des nouvelles révélations, qui n’auront plus pour support le livre des guerres sacrées, mais le livre unique, infiniment divers, de notre lien étonné et jubilatoire avec l’uni-Vers.

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